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10/10/2009 Je suis un incorrigible optimiste (Raymond Bernard)Il y a pratiquement un an, le 29 Septembre 2008, j'ai publié dans la catégorie "Hommage" un texte de Raymond Bernard sur la Cathédrale de l'Ame, que vous pouvez toujours trouver sur mon blog (cliquer sur catégorie Hommage).
Un très beau site, que je conseille d'ailleurs dans mes liens, les Baladins de la Tradition, (lien direct ici : http://bldt.net ) lui consacre , entre autres, de nombreuses pages sur la Sagesse.
Et j'ai eu la joie d'y trouver un texte qui résume bien ma pensée et dont je cite un extrait :
Je reconnais être fondamentalement un incorrigible optimiste. Je ne puis, chaque jour, comme c’est mon habitude, méditer sur la mort sans que ma pensée, avec insistance, revienne sur la vie et s’y attarde. Les noirs nuages annonciateurs d’orage me conduisent, par-delà eux-mêmes, vers le soleil toujours présent qui, bientôt, à nouveau, brillera. Si l’obstacle se présente, au loin m’apparaissent déjà des lendemains apaisés, et les problèmes, s’ils existent, n’ont de valeur que dans la solution qui les rejettera dans le passé. Vous pouvez retrouver ce texte et bien d'autres, notamment des interwiews exclusives à partir de http://www.bldt.net/Om/spip.php?article927 en vous promenant dans le site. Et cette vision des choses est exactement la mienne : malgré les vicissitudes, les malheurs même, que ce soit pour moi ou pour les autres, j'ai toujours pensé cela, surtout le soir : demain le jour se lèvera de nouveau, un jour nouveau, avec le soleil, qu'il soit visible ou invisible en raison de la météo, et cela permettra, qui sait, un nouveau départ... 8/12/2009 Illumination d'éternité de Satprem (ce titre est de moi)J'ai souvent médité sur ce magnifique texte de Satprem publié dans son livre " Par le Corps de la Terre ou le Sannyasin " en 1973 aux Editions Auropress à Auroville (Inde)
(édité en France par Robert Laffont en 1974)
J'étais du feu qui brûle. C'était pur comme du feu, sans rien d'autre que du feu. Un Amour-feu. Et ça montait,montait.
C'était comme de la joie qui brûle.
C'était intense comme de la joie. Un Amour-joie...plus de vie, plus de mort, plus rien, seulement du feu-orange.
Et puis, c'est descendu : une cataracte de Puissance chaude. Ca prenait tout, immobilisait tout. J'étais là-dedans comme le feu dans le feu , comme le torrent dans le torrent, la joie dans la joie, sans moi, sans toi, sans différence, sans ailleurs, sans ici, sans là, sans loin ni proche, ni dedans, ni dehors.
Il n'y avait que ça. Une immobile cataracte de Puissance chaude dorée. Et au dessus de cette cataracte, ou derrière , quelque chose, comme une lumière blanche, éblouissante, scintillante, pleine d'une joie absolue, triomphante, qui regardait tout cela avec un Amour si joyeux, si translucide, si pétillant, une immensité d'allégresse lumineuse, un étincellement d'allégresse mais tranquille, inébranlable : un roc d'éternité...
Il y avait une joie indicible, une joie qui aime, un Amour-joie radieux qui transperçait tout, qui changeait tout, changeait le regard, un plein total. Une fleur de feu vermillon qui s'enfonçait dans son propre feu comme dans un délire de rencontre absolue...Comme si la mort était seulement une invention de nos sens, la souffrance une invention de nos sens, la dureté fixe du monde une invention de nos sens et hier et avant-hier et tous les passés du monde, les séparations du monde : il n'y avait que ça présent éternellement présent...
Il n'y a que ça, partout, et qui aime pour toujours et qui est tout...Tout est là et j'ai tout pour toujours, brûle mon Amour, brûle un million de fois je t'aime, dans tout ce qui est, dans tout ce qui vit... 5/2/2009 Petit conte drolatique du BugeyCeci est un hommage à un très cher Ami, parti trop tôt, avec surprise et discrétion
Le sorcier de Brédevent
De tous temps, il avait déjà beaucoup intrigué ceux qui le rencontraient ; quand il était arrivé dans le village, après la Grande Eplosion, avec sa famille et un chargement hétéroclite , les aubergistes s'étaient posés des questions à son sujet. "Puisque jte dis quc'est des zippies" grommelait Marthe en s'affairant à la cuisson des ramequins et du coq au vin sur son antique fourneau en fonte". "Mais non, répondait son frère Maurice installé devant la porte pour surveiller le passage devant le four à pain, "c'est des zartistes". Il est vrai qu'à l'époque il portait des cheveux longs encadrant une grande barbe noire et sa femme passait dans le village en chantant, habillée de tissus indiens et les cheveux garnis de fleurs sauvages.
Ils s'installèrent dans la maison en ruines d'un gars parti faire fortune à la ville et qui avait disparu dans la grande explosion, et pendant que les deux enfants couraient dans les bois alentours avec les autres gamins du village, élevant des grenouilles dans le lavoir, nourrissant les chouettes du chateau, tirant sur les vaches du voisin avec l'arbalète de Guillaume Tell, lui et sa femme travaillaient inlassablement à restaurer la maison. Les fins de semaines, ils recevaient de curieux visiteurs dont certains, très forts, épataient les villageois, l'un d'entre eux, installé dans une autre maison, était capable de porter une poutre sous son bras à lui tout seul. D'autres se promenaient dans les rues un drap sur la tête en poussant des hullulements de fantômes : les villageois se barricadaient alors dans leurs maisons.
Le soir venu, d'étranges vapeurs d'encens et de cardamone s'échappaient de la maison toujours en travaux et l'on entendait des musiques aussi étranges de musiciens aux noms bizarres Byrd, Beck, Beethoven, Oldfield, Clapton, Zappa...Petit à petit, on en apprit plus sur eux, leur voyage dans la grande ville un soir de 31 décembre habillés en bédouins, une expérience réussie de toit-volant, leurs chasses à l'arbalète pour survivre, certains disaient même les avoir surpris en train d'empiler des pierres dans un pré pendant un orage. Aussi, on lui donna le surnom de sorcier Quinquin de Brédevent et sa femme fut appelée la fée Josy ; oh cela n'avait rien de bien méchant car ils étaient plutôt sympathiques et furent vite adoptés par le village. Cependant, on les soupçonna d'être pour quelque chose dans la légende de la Dame blanche du chateau où, une nuit d'été avec leurs étranges amis ils avaient allumé un feu sur l'esplanade et que l'on y vit de drôles de fantômes carburant au Brouilly.
Pour en venir au sujet de ce récit, un jour le sorcier gentil apparut soucieux aux Brédeventois, devenant silencieux, montant souvent au chateau dans la journée et même la nuit, prenant des mines de conspirateur, ne s'arrêtant même plus à la terrasse de l'auberge pour fumer ses cigarettes roulées au miel de carottes. Cela dura une semaine, puis un samedi matin à midi on le vit arriver de la nouvelle ville d'Ambarre-les-Bains avec une pleine remorque de matériel : des planches, des cartons remplis, des caisses, des montant métaliques. Le Riri, le Vévé et le Gégé qui buvaient leur bière multi-quotidienne à l'auberge, eurent beau le questionner sur cet appareillage, rien n'y fit : il mit un doigt sur la bouche en disant "chut" d'un air mystérieux.
Le lendemain, on le vit monter tout son matériel au chateau , et pendant 3 jours et 2 nuits, pendant que son fils faisait le guêt sur le chemin, empêchant quiconque de monter avec son arbalète, au grand dam de la gardienne qui se désespérait du manque de visiteurs (et qu'il consolera plus tard en l'épousant), on entendit du village des coups de marteau, des bruits de scie : parfois même on voyait monter de minces filets de fumée blanche. On questionna sa femme et sa fille, mais elles aussi n'étaient pas au courant de se qui se tramait là-haut.
A la fin de l'après-midi du troisième jour, il redescendit au village, toujours avec son air mystérieux, acceptant seulement de donner rendez-vous à tous le soir vers 21 heures, quand la lune se léverait. A l'heure-dite, tout le village s'était rassemblé sur la terrasse de l'auberge, en face du four à pain ; on le vit monter au chateau avec son fils, tous deux habillés avec des combinaisons d'apiculteur, puis, plus rien ne se passa. Les villageois commencaient à s'impatienter, d'autant plus que certains passionnés de télévision ne voulaient pas rater Intervilles et ses vachettes, quand, soudain, une énorme explosion retentit, on vit une importante fumée s'élever autour du donjon du chateau, des flammes même semblaient sortir de la base de la tour. Et alors, spectacle incroyable, on vit la tour s'élever lentement dans le ciel, prendre de la hauteur, sembler un instant s'immobiliser au dessus du chateau, puis disparaitre à jamais dans l'éternité, parmi les étoiles...
addendum : bien entendu, le sorcier eut quelques problèmes avec la maréchaussée, la Municipalité ayant porté plainte pour vol de tour, mais cela s'arrangea vite à la terrasse de l'auberge.
Si un jour vous passez par Brédevent, sachez que le chateau est incomplet car il lui manque la tour principale qui se promène on ne sait où, quelque part dans la Voie lactée...
la fée Josy et le bon sorcier Quinquin (à g/Festival d'Ambronay-à dr/arbre de noel au chateau) 9/29/2008 Une véritable leçon pour guider sa VieDepuis de nombreuses années je suis devenu très riche, non pas au point de vue pécunier, mais au point de vue de l'Esprit. Cela grâce à un personnage discret , charismatique et profondément humain, respectant l'être humain et plus généralement la Vie : Raymond Bernard. Il nous quitté mais son souvenir reste pour toujours ancré dans le Coeur de ceux qui l'ont connu et aimé.
Avec l'extrait ci-dessous écrit en conclusion de l'un de ses livres, je lui rends ainsi hommage.
Une Initiation dans la Cathedrale de L'Ame
J'ai longtemps cheminé dans la vallée des larmes et j'ai erré, dans la forêt de l'erreur. J'ai commis des erreurs d'une gravité extrême et beaucoup ont souffert par ma faute. Mon prochain, je l'ai jugé et tourmenté. Je me suis jugé et tourmenté moi-même. Orgueilleux, menteur, envieux et avide, tout cela, au cours clé mes vies successives, je l'ai été. Des êtres ont pleuré et perdu toute espérance à la suite d'actes néfastes que j'ai perpétrés. Par mon comportement indigne, j'ai semé le doute et l'horreur parmi ceux qui m'étaient, dans le cours du temps, le plus cher. J'ai touché au plus profond de l'abîme et je me suis cru à jamais perdu, à jamais condamné. Cela, je viens de le revivre ici. J'ai connu la souffrance de ceux qui avaient souffert par ma faute. J'ai connu leur jugement et leur tourment, leur doute et leur horreur. J'ai connu les effets, les crimes de mon orgueil, de mes mensonges, de mon envie et de mon avidités J'ai compris les terribles souffrances que j'ai en-durées au cours de mes incarnations par l'action de la juste loi du karma, mais il m'a fallu bien des épreuves et bien des larmes pour racheter le mal que j'avais fait, car longtemps, trompé par mon ego, et choisissant la solution de facilité, je rejetais sur d'autres la responsabilité de mes malheurs, voulant ignorer que mes propres actions passées en étaient la cause et que je devais apprendre, expérimenter et comprendre les leçons de la vie pour être régénéré, C'est alors que la lumière est venue à l'occasion d'une épreuve si difficilement supportable que je n'aurais jamais cru pouvoir la surmonter. Au plus profond de moi-même, tandis que toute espérance m'abandonnait, j'ai entendu L'APPEL et je me suis dirigé vers la montagne qu'il m'était indiqué de gravir pour parvenir à la paix. Ah! comme la route qui y conduisait était difficile et combien de fois ai-je trébuché car le malheur, conséquence de ma conduite passée, me poursuivait encore bien que la direction m'ait été désignée. Mais, depuis l'appel, ce malheur, je le savais JUSTE et au lieu de me lamenter, au lieu de craindre, j'ai commencé à compatir à la souffrance des autres, à les aider, à les soutenir, a les prendre par la main pour les conduire au pied de la montagne de la paix et de la régénération. Ce n'est qu'ensuite, après bien des retours vers ceux qui gémissaient dans la vallée, le dos courbé sous le poids de mes propres et justes épreuves, que j'ai à mon tour franchi la porte étroite et que je me suis engagé sur le Sentier. J'avais, à ce moment-là, compensé déjà beaucoup de mes erreurs passées. La loi que je m'étais fixée était : HUMILITE ET AMOUR en toutes circonstances, dans toutes les situations, envers et contre tout. Mes difficultés, je les acceptais de la même façon. Jamais je n'étais résigné. J'acceptais POUR COMPRENDRE. C'est en gravissant le Sentier que je devais savoir vraiment et mesurer les souffrances que j'avais dû imposer à autrui pour mériter toutes celles que j'avais eu à supporter ensuite. Je me réjouissais d'avoir pu, avant même d'être admis à partager LA CONNAISSANCE LIBERATRICE, m'imposer une règle de vie dont je comprenais maintenant la valeur. Mais à cette satisfaction intérieure se mêlait la douleur et le repentir pour mes actes passés dont d'autres avaient retiré douleur et chagrin. Aussi mes pensées et mes actions se chargeaient-elles de plus d'humilité et d'amour encore. Et finalement, je connus la paix non seulement en progressant vers plus de connaissance, mais aussi en utilisant cette connaissance AU SERVICE D'AUTRUI. Je m'oubliais moi-même DANS LES AUTRES. Rien ne pouvait plus m'atteindre. L'AMOUR qui m'animait transformait tout et je rendais grâces pour chaque expérience rencontrée. La paix était descendue dans mon coeur, mes épreuves s'allégeaient de plus en plus. MA RECONCILIATION AVEC MOI-MEME, AVEC MON MOI VERITABLE ETAIT ENGAGEE. Elle devait ensuite se renforcer et devenir totale.
Après avoir revécu la période obscure, j'ai revécu, ici aussi, devant les Maîtres et le plus grand d'entre eux, les étapes de ma régénération. C'est alors que le don le plus sublime m'a été fait. La PAIX PROFONDE - cette paix qui m'avait été tant "souhaitée" et que j'avais tant "souhaité" moi-même aux autres - est descendue sur moi et a pris A JAMAIS possession de mon être. Je vais maintenant retourner au monde pour y oeuvrer, pour y SERVIR. Ma responsabilité est plus considérable que jamais et j'ai été averti que j'aurais à me garder avec vigilance des dangers auxquels j'ai succombé naguère, mais une opportunité m'est donnée de servir mieux et davantage. Ma loi demeure HUMILITE ET AMOUR et les plus grands Maîtres m'assisteront. Puisse mon expérience servir à vous qui m'entendez, qui me comprenez. Il n'est pas de circonstance, il n'est pas de situation, aussi tragique soit-elle, qui n'ait sa raison d'être. Il n'est pas d'abîme, aussi profond soit-il dont on ne peut émerger pour retrouver la lumière. A L'INVOLUTION SUCCEDE L'EVOLUTION et au-dedans de chacun de nous réside ce segment d'éternité cosmique toujours prêt à répondre au moindre appel pour aider qui le veut vraiment à emprunter le chemin de la vérité. Avancez vers la Connaissance, appliquez cette connaissance et souvenez-vous que le disciple ne doit pas demander tant à être servi QU'A SERVIE et que le service s'accomplit PARTOUT et en particulier OU L'ON SE TROUVE, OU LES CIRCONSTANCES ET 'L'EXISTENCE NOUS ONT PLACES, car c'est là que nous devons être et assumer notre fonction de SERVITEUR. HUMILITE ET AMOUR... AIMER SANS RIEN DEMANDER EN RETOUR, SANS EXIGER RIEN. AIMER, TOUT SIMPLEMENT... AIMER !"
Ce passage est extrait de l'ouvrage Messages du Sanctum céleste écrit par Raymond Bernard (dernier chapitre) Pour en savoir plus : Contacter le site : HUMANISME & TRANSCENDANCE
http://www.tradition-mystique.net/index.html sur lequel ce passage a été recopié |
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