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5/18/2009 Le septième dialogue avec le Seigneur inconnu qui est en nous (Jean Cocteau)Voici donc la fin du voyage auquel je vous ai conviés, nous avons maintenant atteint la septième et dernière étape. Peut-être est-ce là que vous trouverez une porte, mais cette porte il vous faudra la franchir...seul.
Vous pouvez maintenant dans la catégorie "les 7 dialogues de Jean Cocteau" retrouver la totalité de cette oeuvre par ordre inverse d'édition.
Et je vous laisse terminer le parcours :
Et j'entendis le rire des anges.
C'était l'envers du silence et leur troupe nidifiait sur les corniches du Temple, et le Temple s'appelait Poésie parce qu'il ne pouvait avoir d'autre nom.
Peut-être tout cela pourrait, outre la réflexion, inspirer quelque peintre, qui sait ?
5/4/2009 Le sixième dialogue de Jean CocteauEt comme je demandais s'il ne fallait pas craindre certains vocables qui risquent d'être soufflés par une force maligne, il dit :
" Dans mon règne on ne juge pas, on pèse.
Et vos actes s'y poursuivent sous une forme sans le moindre rapport avec celles que leur attribuent les humains.
Votre tribunal fait rire mes anges car pureté, c'est unité et le mal n'existe que si l'unité se divise, et je suis trois en un, et au milieu de ce triangle il y a un oeil qui vous regarde."
4/29/2009 Le cinquième dialogue de Jean CocteauA la demande de 243 personnes, voiçi la suite des dialogues de Jean Cocteau avec le Seigneur inconnu qui est en nous...
Et comme je ne voyais plus rien et n'entendais plus rien, et comme le silence ressemblait au silence et le vide au vide, j'interrogeai le vide et le silence.
Et j'entendis : je suis le vide et le silence et il n'y a ni vide ni silence et le Temple sera fait de vide et de silence car votre vide n'est pas vide et votre silence n'est pas silence.
Et à quoi servirait-il le livre des chiffres s'il s'agissait d'orner le vide et le silence ? Je vous le dis : ils n'aiment que l'ornementation et de cette ornementation rien ne reste dans le livre et ceux qui croient avoir peuplé le livre apprendront qu'ils n'ont rien écrit et que les chiffres du livre sortent du vide et du silence comme mes serviteurs apparaissent et disparaissent aux yeux humains, parce qu'ils ne viennent pas de l'espace, mais du temps et que ce n'est dans l'espace mais dans le temps qu'ils s'en retournent.
Et ni le temps, ni l'espace ne peuvent exister l'un sans l'autre, et ni l'un ni l'autre n'existent.
Et parce que vous avez deviné beaucoup de ces choses obscures, je vous parle encore et vous annonce que vos chiffres serviront à construire le Temple et qu'ils se nommera Poésie parce qu'il ne saurait porter d'autre nom.
10/15/2008 Le quatrième dialogue de Jean CocteauA la demande de plusieurs lectrices, voici la suite du texte initiatique de Jean Cocteau. Le quatrième dialogue. Et comme je demandais: Suis-je digne d' être un de ceux qui écriront des chiffres dans le livre ? Il dit : En vérité il n' y a ni passé, ni présent, ni futur et ceux qui écriront des chiffres dans le livre les ont toujours écrits et les écriront toujours. Vous avez écrit des chiffres dans le livre et je vous ai rendu invisible pour protéger le livre, et je vous ai rendu visible pour qu' on puisse vous bafouer, car si vous n' étiez pas bafoué, les chiffres s' effaceraient d' eux-mêmes dans le livre et vous n' y auriez rien écrit. Et comme je demandais : Me suis-je souvent rendu coupable de me croire libre de désobéir à vos ordres ? Il dit : Qui donc n' a pas désobéi à des ordres ? C' est le rôle des enfants, des poètes et des héros de désobéir à des ordres et c' est pour la désobéissance que l' obéissance est faite, et l' esprit souffle à l' esprit de désobéir. Car si vous n' étiez qu' obéissance vous vous remueriez pour bien des choses alors qu' il importe de comprendre la minute où le Maître exige la désobéissance et vous ordonne secrètement de quitter votre humble besogne afin de vous asseoir à ses genoux. Et ceux qui refusent de désobéir vous reprocheront de les quitter sans tourner la tête, car si vous tournez la tête, vous désobéirez à la désobéissance et cet acte vous changerait en statue de sel. Et si vous n' obéissez pas à l' ordre de désobéir vous resterez esclaves du deux et deux font quatre qui fait rire mes anges, et vous ne pourrez pas être un des ouvriers du Temple, mais seulement construire une de ces tristes casernes où vivent les morts. 9/13/2008 Les 7 dialogues ...de Jean Cocteau/3TROISIEME DIALOGUE
Et comme je demandais s'il me serait possible de recevoir quelque lumière sur la science qui nous fera bâtir le Temple, il dit : Ne cherchez pas toujours à comprendre ni à savoir. Je vous guiderai d'abord et vous saurez ensuite.
Et à quoi servirait-que je vous dise ce qu'il faudra prendre de la boue et des chiffres et de ces chiffres et de cette boue faire un amalgame dont les vertus ridiculisent celles de l'or.
A quoi servirait-il d'apprendre que le poème n'est pas un automate en qui quelque magicien fixe une seule pensée mais un organisme apte à mettre au monde des significations.
Et vous servirait-il de savoir que ces significations sont innombrables, qu'elles échappent aux ouvriers du Temple et que le Temple seul pourrait leur révéler le secret final de leur besogne.
A quoi servirait-il d'apprendre que le hasard résulte de l'infirmité des Hommes et qu'il n'est que le reflet des joyaux de ma couronne.
Je vous le dit : Ne cherchez pas à quel usage je destine ce Temple et quelle sera votre tâche, car votre tâche sera celle d'aveugles et le Temple se nommera Poésie parce qu'il ne saurait porter d'autre nom. 8/16/2008 Les 7 dialogues avec le Seigneur inconnu qui est en nous/ de Jean Cocteau-2DEUXIEME DIALOGUE
Il dit : Car ce Temple sera un livre et ce livre le registre où je fais mes comptes, le registre de ma comptabilité. Malheur à ceux qui faussent les chiffres du livre car ils n'entreront jamais dans mon règne et jamais n'entreront dans mon règne ceux qui auront ri du livre, ceux qui auront jeté le livre , ceux qui se seront assis à ma droite pour insulter leurs frères qui ont écrit dans le livre.
Car il n'y a ni gauche ni droite et qui prétendrait s'asseoir à ma droite fausserait les chiffres et les fausserait par orgueil. N'entreront pas dans mon règne ceux qui faussent les chiffres à leur profit et cherchent à s'enrichir en ajoutant aux chiffre le zéro qui les engloutira dans sa bouche. Je vous le dis, Jean a mangé le livre à Patmos de peur que le livre ne le mange.
Car il y a des livres qui mangent les Hommes et mon livre vous mangera mais à seule fin de consommer votre méta-morphose.
Car vous deviendrez chiffres et nombres et vous serez les colonnes du Temple qui portera le nom Poésie parce qu'il ne saurait porter d'autre nom.
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