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    10/1/2009

    Traduction du poème d'Amour occitan

     
     
    Beaucoup de passionnés de la belle ouvrage, poétisants et versificateurs, ont trouvé la musique des mots en langue d'Oc magnifique, ils ont pu comprendre certains mots ayant des réminiscences avec le Français actuel, mais comme prévu, voici la traduction figurant toujours dans le même livre et faite par René Nelli.
     
    CHANSON
     
    Par la douceur du temps nouveau
    Feuillent les bois, et les oiseaux
    Chantent, chacun dans son langage
    Sur le rythme d'un chant nouveau :
    Il faut donc que chacun s'éjouisse
    De ce qu'il désire le plus.
     
    De là où tout Bien m'est meilleur
    Je ne vois venir messager
    Ni lettre scellée ; et mon cœur
    Ne dort ni ne rit ; et je n'ose
    M'avancer, tandis que j'ignore
    Si j'ai bien l'accord souhaité.
     
    Ainsi va-t-il de notre amour
    Comme du rameau d'aubépine
    Qui tremble à la pluie et au gel
    Sur l'arbre, tant que la nuit dure,
    Mais l'endemain le soleil luit
    Sur la branche et les feuilles vertes.
     
    Encor me souvient d'un matin
    Où nous mîmes fin à la guerre ;
    Et où m'accorda si grand don :
    Son amour avec son anneau.
    Dieu me laisse encor vivre assez
    Pour que j'aie les mains sous sa cape !
     
    Peu me chaut ce qu'on dit ailleurs
    Pour que je quitte "Bon Voisin" *;
    Je sais, des mots, ce qu'il en est,
    Et d'un bref propos qu'on répand...
    Quand tels autres d'amour se vantent,
    Nous, nous y avons pièce et couteau. 
     
    Bien entendu, par la traduction le poème perd de sa prosodie, de sa métrique et de sa versification, mais comme il est dit "peu nous chaut" ; dans un premier temps nous avons pu apprécier la musique du texte original, les reprises de mots, les échanges de sons, maintenant nous en comprenons le sens.
    * mon bon voisin : surnom en poésie courtoise de la Dame
    9/29/2009

    un poème d'Amour occitan des XI°-XII° siècles

    De Guillaume de Poitiers, neuvième duc d'Aquitaine et septième comte de Poitiers : 1071/1137, le plus ancien troubadour connu et le plus ancien poète en langue vulgaire de l'Europe moderne.
    L'historique et l'édition sont de René Nelli "la poésie occitane" chez Seghers.(repris d'une édition de 1913, les chansons de Guillaume IX, duc d'Aquitaine par A.Jeanroy chez Champion/Paris)
     
     CANSO
     
    Ab la dolchor del temps novel
    Foillo li bosc, e li aucel
    Chanton chascus en lor lati
    Segon lo vers del novel chan ;
    Adonc esta ben c'om s'aisi
    D'acho don hom a plus talan.
     
    De lai don plus m'es bon e bel
    Non vei messager ni sagel,
    Per que mos cors non dorm ni ri,
    Ni no m'aus traire adenan
    Tro que sacha ben de la fi
    S' el' es aissi com eu deman.
     
    La nostr'amor vai enaissi
    Com la branca de l'albespi
    Qu'esta sobre l'arbre en treman,
    La nuoit, a la ploja ez al gel,
    Tro l'endeman, que-l sols s'espan
    Pel las fueillas verz e-l ramel.
     
    Enquer me membra d'un maiti
    Que nos fezem de guerra fi,
    E que-m donet un don tan gran,
    Sa drudari'e son anel :
    Enquer me lais Dieus viure tan
    C'aja mas manz soz so mantel !
     
    Qu'eu non ai soing d'estraing lati
    Que-m parta de mon Bon Vezi ;
    Qu'eu sai de paraulas com van
    Ab un breu sermon que s'espel ;
    Que tal se van d'amor gaban,
    Nos n'avem la pessa e-l coutel.
    9/26/2009

    la leçon de sagesse de Saint François d'Assise

    Voici pour vous oxygéner un peu les poumons, pour oublier les vicissitudes de notre vie,...et si les Hommes suivaient un peu de ces préceptes, au lieu de penser, de dire et de faire n'importe quoi, de considérer leur nombril comme le centre du Monde,cela n'irait-il pas un peu mieux ?
     
    Seigneur, faites de moi un instrument de votre Paix !
     
    là où il y a la haine, que je mette l'Amour.
    Là où il y a l'offense, que je mette le pardon.
    Là où il y a la discorde, que je mette l'union.
    Là où il y a l'erreur, que je mette la vérité.
    Là où il y a le doute, que je mette la foi.
    Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance.
    Là où il y ales ténèbres, que je mette la lumière.
    Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
     
    O Maitre, que je ne cherche pas tant
    A être consolé, qu'à consoler,
    A être compris, qu'à comprendre,
    A être aimé, qu'à aimer.
     
    Car :
    C'est en donnant, que l'on reçoit,
    C'est en s'oubliant, que l'on trouve,
    C'est en pardonnant, que l'on est pardonné.
     
     
     


    9/14/2009

    les poètes de Lyon

     

    Cette fois, c'est bientôt la rentrée pour le Salon des Poètes de Lyon (samedi 10 Octobre avec l'Assemblée générale).

    Vous retrouverez sur le blog http://poetisons.canalblog.com/ (lien direct en cliquant dessus) tous les détails pour cette nouvelle saison : les dates de rencontres, du Groupe d'études, etc...

    Les lieux et heures des manifestations exceptionnelles (assemblée générale, remise des prix des Concours) vous seront communiqués par la suite.

    Donc à bientôt et n'hésitez pas à consulter le blog ou à nous adresser vos messages à la présente adresse lalettredusalon@hotmail.com

    .

    9/8/2009

    CONCOURS ANNELS 2010 DU SALON DES POETES DE LYON

    Les règlements des Concours 2010 viennent d'être révisés et sont toujours visibles sur

    http://poetisons.canalblog.com

     

    Je vous rappelle qu'il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessus...et par miracle le blog vous apparaitra, simplement, comme cela, et gratuitement !

    Vous pouvez donc le consulter et le conseiller à vos proches selon la formule consacrée, Parents, Famille, Alliés...

     

    Cette année encore, plusieurs Concours sont ouverts, pour les jeunes Poètes, les Adolescents, les Adultes, et sans oublier les Slameurs de 7 à 77 ans...

     

    Et sera ouvert également le Concours biennal René Laplace pour les recueils de Poèmes avec édition à la clé !

     

    Donc, n'hésitez-pas et si une question se pose à vous, vous pouvez toujours adresser un message à www.lalettredusalon@hotmail.com

    ou utiliser le lien situé en haut à droite du blog  du Salon qui semble méconnu par beaucoup.

     

    Alors, à vos plumes, vos encriers et vos écritoires...

     

     

    Nota : en vous promenant dans le blog, et en cliquant ici ou là, vous pourrez par exemple lire des textes primés ou découvrir d'autres trésors poétiques...


    8/28/2009

    L'élixir pour les gorilles

    Voiçi le texte que j'ai publié sur le blog du Salon des Poètes de Lyon (http://poetisons.canalblog.com/)
     
    J'ai fouiné dans l'immense bibliothèque de ma vieille complice Carole-Eva : j'y ai déniché un livre intitulé CENT POEMES POUR L'ECOLOGIE édité au Cherche Midi en 1991. En feuilletant les pages, je suis tombé sur ce poème signé Pierre Ferran (1930-1989)
     

    Autrefois c'était tout plein

    De gorilles sur la terre :

    Il y en avait des malins,

    Des brutes, des terre à terre.

    Les malins voulaient avoir

    Pour eux  seuls toute la place ;

    Dirent un jour : "Faudrait voir

    A ce qu'on se débarrasse

    De ces pauvres illetrés,

    Sans nul esprit, malhabiles,

    Chétifs, souffreteux, débiles,

    Qui surpeuplent nos forêts !"

    Finirent par réussir

    A les chasser du royaume

    A l'aide d'un élixir

    Qui les transforma en hommes !

    N'oublions pas désormais

    Que chacun de nos semblables

    Peut être un gorille mais

    Est-ce que c'est reconnaissable ?

     
    6/29/2009

    CONCOURS DU SALON DES POETES DE LYON 2009/2010

     

    Les règlements des Concours 2010 sont publiés sur le blog du Salon des Poètes:

    http://poetisons.canalblog.com

     

    Je vous rappelle qu'il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessus...et par miracle le blog vous apparaitra, simplement, comme cela, et gratuitement !

    Vous pouvez donc le consulter et le conseiller à vos proches selon la formule consacrée, Parents, Famille, Alliés...

     

    Cette année encore, plusieurs Concours sont ouverts, pour les jeunes Poètes, les Adolescents, les Adultes, et sans oublier les Slameurs de 7 à 77 ans...

     

    Et sera ouvert également le Concours biennal René Laplace pour les recueils de Poèmes avec édition à la clé !

     

    Donc, n'hésitez-pas et si une question se pose à vous, vous pouvez toujours adresser un message à www.lalettredusalon@hotmail.com

    ou utiliser le lien situé en haut à droite du blog  du Salon qui semble méconnu par beaucoup.

     

    Alors, à vos plumes, vos encriers et vos écritoires...

     

     

    Nota : en vous promenant dans le blog, et en cliquant ici ou là, vous pourrez par exemple lire des textes primés ou découvrir d'autres trésors poétiques...


    6/15/2009

    Mémère, t'en souviens-tu ?

     je ne résiste pas à la tentation de rééditer un billet précédent

    paroles reprises sur http://dimey.online.fr/

    (et une multitude d'autres sites à trouver par un moteur de recherhe)

    une chanson deBernard Dimey (www.starzik.com)

    interprétée parMichel Simon (www.stars-portraits.com)


     

    Mémère, tu t'en souviens, de notre belle époque,
    C'était la première fois qu'on aimait pour de bon.
    A présent, faut bien l'dire, on a l'air de vieux schnocks,
    Mais c'qui fait passer tout, c'est qu'on a la façon.
    Tu t'rappelles ta guêpière, à présent quand j'y pense
    J'en rigole tout douc'ment mais c'est plus fort que moi,
    Comment qu'tu f'rais maint'nant pour y loger ta panse ?
    On a pris d'la bouteille tous les deux à la fois.
    Mémère, tu t'en souviens comme t'as fait des histoires
    Pour me laisser cueillir la marguerite aux champs,
    Et pourtant c'était pas vraiment la mer à boire,
    Ça t'a fait des ennuis mais c'était pas méchant
    Tu t'rappelles comm' j'étais, je n'savais pas quoi dire
    Y a des coups, pour un peu, j't'aurais bien dit des vers.
    T'as bien changé, mémère, mais quand j'vois ta tire-lire,
    Comment qu'ça donne envie d'faire la route à l'envers !

    Mémère, tu t'en souviens des p'tits diabolos menthe,
    Des bouteilles de mousseux du quatorze juillet !
    Un éclair au café, j'veux bien mais faut qu'tu chantes !
    Chérie, t'as renversé ton verre, faut l'essuyer.
    Mon Dieu, c'est pourtant vrai que j't'app'lais chérie
    Il faut pas m'en vouloir, mais je n'm'en souv'nais plus.
    On parle des souv'nirs, mais c'est fou c'qu'on oublie.
    J'te d'mande pardon, chérie, et qu'on n'en parle plus !

    Mémère, si j'te dis ça, c'est pour te dire que j't'aime,
    Te l'dire comme ça, tout cru, c'était trop dur pour moi,
    Mais au fond, j'suis content, j'vois qu't'as compris quand même,
    Et j'peux te l'dire, mémère, j'ai jamais aimé qu'toi.

     

       Et ce que vous entendez est un lien avec : http://dimey.online.fr/texte.php?id=15 

     
     
    6/9/2009

    La Terre n'est pas une poubelle

    Souvenons-nous !
     
     

    C'est une chanson pour les enfants

    Qui naissent et qui vivent entre l'acier

    Et le bitume entre le béton et l'asphalte

    Et qui ne sauront peut-être jamais

    Que la terre était un jardin.



    Il y avait un jardin qu'on appelait la terre,

    Il brillait au soleil comme un fruit défendu,

    Non, ce n'était pas le paradis ni l'enfer,

    Ni rien de déjà vu ou déjà entendu.



    Il y avait un jardin, une maison, des arbres,

    Avec un lit de mousse pour y faire l'amour,

    Et un petit ruisseau roulant sans une vague

    Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.



    Il y avait un jardin grand comme une vallée,

    On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons,

    Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée

    Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom.



    Il y avait un jardin qu'on appelait la terre,

    Il était assez grand pour des milliers d'enfants,

    Il était habité jadis par nos grands-pères

    Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.



    Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître ?

    Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,

    Où est cette maison toutes portes ouvertes

    Que je cherche encore et que je ne trouve plus ?

    Georges Moustaki

     
     
    et pour augmenter votre plaisir, cliquez sur le lien ci-dessous pour l'entendre en images
     
    5/21/2009

    Pour celles et ceux qui ont pris le train en marche : René-Guy Cadou

    Je réédite donc ce billet de Septembre 2008...
     
    Qui connait René-Guy Cadou ?
    Et pourtant il a écrit des merveilles, et il est mort à 31 ans ! Et, nombreux pourtant sont ceux
    qui l'admirent ; simplement en cliquant sur le lien suivant , on comprend
     
    Ses textes ont d'ailleurs été souvent mis en musique et chantés par de grands Artistes qui ne figurent jamais au hit-parade...Et pourtant, l'un d'entre eux, Môrice Bénin en a même remporté le Grand Prix de l'Académie Charles Cros !
     
    Alors, voilà :
     
     (le texte qui donne son titre à tout un ouvrage, la présentation de l'édition a été respectée)
     
    Hélène ou le règne végétal
     
     
    Tu es dans un jardin et tu es sur mes lèvres
    Je ne sais quel oiseau t'imitera jamais
    Ce soir je te confie mes mains pour que tu dises
    A Dieu de s'en servir pour des besognes bleues
     
    Car tu es écoutée de l'ange tes paroles
    Ruissellent dans le vent comme un bouquet de blé
    Et les enfants du ciel revenus de l'école
    T'appréhendent avec des mines extasiées
     
    Penche-toi à l'oreille un peu basse du trèfle
    Avertis les chevaux que la terre est sauvée
    Dis leur que tout est bon des ciguës et des ronces
    Qu'il a suffi de ton amour pour tout changer
     
    Je te vois mon Hélène au milieu des campagnes
    Innocentant les cimes roses des vergers
    Ouvrant les hauts battants du monde afin que l'homme
    Atteigne les comptoirs lumineux du soleil
     
    Quand tu es loin de moi tu es toujours présente
    Tu demeures dans l'air comme une odeur de pain
    Je t'attendrai cent ans mais déjà tu es mienne
    Par toutes ces prairies que tu portes en toi.
     
    images[3]
     
    4/28/2009

    Poésie

    J'ai récemment repris contact avec mes amis du Salon des Poètes de Lyon, l'une des plus anciennes associations lyonnaise.
    Le Salon des Poètes a beaucoup d'activités dans le domaine de la Poésie :
    - un dimanche par mois il organise dans une salle du Vieux Lyon (quartier St.Jean) une scène ouverte où sont présentés en première partie des artistes-auteurs-interprètes régionaux, des musiciens, des comédiens, des conférenciers, suivis d'un entracte permettant un petit gouter avec boissons ; enfin tous les poètes présents peuvent lire leurs textes devant l'assemblée.
    - les concours de poésie annuels pour adultes ou enfants, dans tous les styles classiques, libres, et même le slam ! Ces concours sont dotés de prix et notamment l'édition du recueil du vainqueur.
    - l'édition de petits tirages des oeuvres de Poètes du Salon (collection les Mignardises).
    - participation aux concours des autres Associations de poésie ainsi qu'aux manifestations de Confluences francophones et participation aux autres manifestations poétiques.
    - sorties annuelles très conviviales.
    - atelier de travail hebdomadaire sur les techniques de la poésie.
    - édition de la Lettre du Salon avec des poémes sélectionnés, lien entre les membres de l'Association.
    - édition annuelle d'un ouvrage Esquisses reprenant les oeuvres de l'année.
    Vous constatez que cette association est très active ; elle possède un blog www.poetisons.canalblog.com  (lien direct en cliquant dessus ) que l'on m'a demandé de gérer désormais.
    Alors si cela vous intéresse...vous trouverez sur le blog toutes ces informations plus détaillées, les coordonnées, de nombreux textes d'auteurs du Salon et bien d'autres choses...

    1/15/2009

    JE SUIS MORT

    J'ai une grande nouvelle triste à t'annoncer : je suis mort.
    Je peux te parler ce matin, parce que tu somnoles, que tu es malade, que tu as la fièvre.
    Chez nous, la vitesse est beaucoup plus importante que chez vous. Je te rencontre parce que je n'ai pas toute ma vitesse et que la fièvre te donne une vitesse immobile, rare chez lesvivants.
    Les vivants et les morts, sont près et loin les uns des autres comme le côté pile et le côté face d'un sou, les quatre images d'un jeu de cubes. La vie et la mort s'affrontent.
    Le miracle est de vivre double en face de cette grande énigme et n'être qu'un. C'est notre secret. Je cède la place. Abandonne-toi. La vie est morte, vive la vie. Le poète est mort, vive le poète. Adieu. Je commence à me dissoudre. Nos traits se tissent ensemble. La ressemblance est outre. Elle émane de l'esprit. La réalité commence.
     
    (avec la complicité des Jeans qui s'aiment : Cocteau et Marais)
    10/22/2008

    Pablo Neruda : huitième poème extrait de vingt poèmes d' Amour

     

      (traduit et adapté de l'Espagnol/ Editeurs français réunis/ 1970)

     

    Abeille blanche, ivre de miel, toi qui bourdonnes dans mon âme,

    tu te tords en lentes spirales de fumée.

    Je suis le désespéré, la parole sans écho,

    celui qui a tout eu, et qui a tout perdu.

    Dernière amarre, en toi craque mon anxiété dernière,

    En mon désert tu es la rose ultime.

    Ah ! silencieuse !

    Ferme tes yeux profonds. La nuit y prend son vol.

    Ah ! dénude ton corps de craintive statue.

    Tu as des yeux profonds où la nuit bat des ailes.

    Et de frais bras de fleur et un giron de rose.

    Et tes seins sont pareils à des escargots blancs.

    Un papillon de nuit dort posé sur ton ventre.

    Ah ! silencieuse !

    Voici la solitude et tu en es absente.

    Il pleut. Le vent de mer chasse d' errantes mouettes.

    L' eau marche les pieds nus par les routes mouillées.

    Et la feuille de l' arbre geint, comme un malade.

    Abeille blanche, absente, en moi ton bourdon dure.

    Tu revis dans le temps, mince et silencieuse.

    Ah ! silencieuse !

    9/17/2008

    En cadeau pour ceux qui aiment la poésie...poème de R.G.Cadou

     
    Qui connait René-Guy Cadou ?
    Et pourtant il a écrit des merveilles, et il est mort à 31 ans ! Et, nombreux pourtant sont ceux
    qui l'admirent ; simplement en cliquant sur le lien suivant , on comprend
     
    Ses textes ont d'ailleurs été souvent mis en musique et chantés par de grands Artistes qui ne figurent jamais au hit-parade...Et pourtant, l'un d'entre eux, Môrice Bénin en a même remporté le Grand Prix de l'Académie Charles Cros !
     
    Alors, voilà :
     
     (le texte qui donne son titre à tout un ouvrage, la présentation de l'édition a été respectée)
     
    Hélène ou le règne végétal
     
     
    Tu es dans un jardin et tu es sur mes lèvres
    Je ne sais quel oiseau t'imitera jamais
    Ce soir je te confie mes mains pour que tu dises
    A Dieu de s'en servir pour des besognes bleues
     
    Car tu es écoutée de l'ange tes paroles
    Ruissellent dans le vent comme un bouquet de blé
    Et les enfants du ciel revenus de l'école
    T'appréhendent avec des mines extasiées
     
    Penche-toi à l'oreille un peu basse du trèfle
    Avertis les chevaux que la terre est sauvée
    Dis leur que tout est bon des ciguës et des ronces
    Qu'il a suffi de ton amour pour tout changer
     
    Je te vois mon Hélène au milieu des campagnes
    Innocentant les cimes roses des vergers
    Ouvrant les hauts battants du monde afin que l'homme
    Atteigne les comptoirs lumineux du soleil
     
    Quand tu es loin de moi tu es toujours présente
    Tu demeures dans l'air comme une odeur de pain
    Je t'attendrai cent ans mais déjà tu es mienne
    Par toutes ces prairies que tu portes en toi.
     
    images[3]
     
     
     
     
     
     
    8/20/2008

    Mémère de Bernard Dimey interprétée par Michel Simon

    Je ne résiste pas à recopier cette chanson de Bernard Dimey

    http://dimey.online.fr/

    (et une multitude d'autres sites à trouver par un moteur de recherhe)

    Bernard Dimey (www.starzik.com)

    Michel Simon (www.stars-portraits.com)

    Mémère, tu t'en souviens, de notre belle époque,
    C'était la première fois qu'on aimait pour de bon.
    A présent, faut bien l'dire, on a l'air de vieux schnocks,
    Mais c'qui fait passer tout, c'est qu'on a la façon.
    Tu t'rappelles ta guêpière, à présent quand j'y pense
    J'en rigole tout douc'ment mais c'est plus fort que moi,
    Comment qu'tu f'rais maint'nant pour y loger ta panse ?
    On a pris d'la bouteille tous les deux à la fois.
    Mémère, tu t'en souviens comme t'as fait des histoires
    Pour me laisser cueillir la marguerite aux champs,
    Et pourtant c'était pas vraiment la mer à boire,
    Ça t'a fait des ennuis mais c'était pas méchant
    Tu t'rappelles comm' j'étais, je n'savais pas quoi dire
    Y a des coups, pour un peu, j't'aurais bien dit des vers.
    T'as bien changé, mémère, mais quand j'vois ta tire-lire,
    Comment qu'ça donne envie d'faire la route à l'envers !

    Mémère, tu t'en souviens des p'tits diabolos menthe,
    Des bouteilles de mousseux du quatorze juillet !
    Un éclair au café, j'veux bien mais faut qu'tu chantes !
    Chérie, t'as renversé ton verre, faut l'essuyer.
    Mon Dieu, c'est pourtant vrai que j't'app'lais chérie
    Il faut pas m'en vouloir, mais je n'm'en souv'nais plus.
    On parle des souv'nirs, mais c'est fou c'qu'on oublie.
    J'te d'mande pardon, chérie, et qu'on n'en parle plus !

    Mémère, si j'te dis ça, c'est pour te dire que j't'aime,
    Te l'dire comme ça, tout cru, c'était trop dur pour moi,
    Mais au fond, j'suis content, j'vois qu't'as compris quand même,
    Et j'peux te l'dire, mémère, j'ai jamais aimé qu'toi.

     

       Et vous pouvez l'entendre en cliquant sur le lien suivant : http://dimey.online.fr/texte.php?id=15